GenerationAI Paris revient du 1er au 3 décembre 2026 au CNIT Forest, à La Défense, avec une promesse simple : parler de ce qui marche vraiment quand on construit avec l’IA générative et les agents IA. L’organisateur annonce plus de 4 000 participants et plus de 150 intervenants. Reste à savoir ce que vous, créatif, développeur ou simple utilisateur d’outils d’IA, pouvez en tirer. Et combien ça coûte.
Nous avons épluché le site officiel, la billetterie et la page d’accès du quartier. Voici ce qui est confirmé au 10 octobre 2026, ce qui ne l’est pas encore, et notre avis sur la question qui compte : faut-il y aller ?

Les faits d’abord. La page officielle de GenerationAI Paris annonce trois jours, du 1er au 3 décembre 2026, au CNIT Forest. L’adresse, donnée par la billetterie : 2 place de la Défense, à Puteaux. Autrement dit le grand bâtiment en voûte du parvis, celui que tout le monde appelle simplement le CNIT La Défense.
Un détail mérite votre attention. La page de billetterie propre à GenerationAI affiche, elle, le 1er et le 2 décembre seulement, alors que le programme commun prévoit déjà une pause le 3 décembre. L’explication la plus probable : GenerationAI s’insère dans un ensemble plus vaste qui dure trois jours (on y revient plus bas). Si vous ne comptez venir qu’un jour, vérifiez le programme définitif avant de poser votre congé.
Les chiffres annoncés par l’organisateur : plus de 4 000 participants, plus de 500 entreprises, plus de 40 sessions et plus de 150 intervenants. Ce sont des chiffres de communication, pas un comptage indépendant. Ils donnent tout de même l’échelle : on n’est pas dans un meetup de quartier.
L’édition précédente s’était tenue au même endroit, les 9 et 10 décembre 2025. GenerationAI Paris n’est donc pas un coup d’essai, et le lieu est rodé.
GenerationAI appartient à FOST (Future of Software Technologies), une fédération d’événements tech qui réunit aussi apidays, la conférence historique sur les API. À Paris, tout ce petit monde partage le même toit et les mêmes dates. La page d’apidays Paris liste quatre rendez-vous en parallèle : apidays Paris, Hacking APIs Conference (la sécurité des API), Green IO (la tech sobre) et GenerationAI Paris.
Pourquoi ça compte ? Parce que le thème d’apidays 2026 colle de près à celui de GenerationAI. Il parle d’agents IA qui tournent sur des infrastructures locales, de résidence des données, de dépendance à un cloud étranger. Si la question de la souveraineté vous travaille, vous trouverez des sessions des deux côtés du couloir. Nous avons déjà comparé les options pour garder la main sur un agent IA open source : c’est exactement le genre de débat qui s’y tiendra.
Autre conséquence, plus terre à terre : selon apidays, son billet donne accès aux événements partenaires, GenerationAI compris. Nous détaillons les prix plus bas.
La ligne éditoriale tient en trois mots : construire, déployer, tenir la charge. L’organisateur promet des retours de terrain plutôt que des tendances vagues, des choix de produit, des conseils d’architecture, et des études de cas qui disent aussi ce qui a échoué. En clair, une conférence IA générative tournée vers la mise en production plutôt que vers la démo.
Le public visé confirme cette orientation : développeurs, responsables produit, fondateurs, ingénieurs, décideurs et CTO. Les agents IA reviennent partout, jusque dans la signature de l’événement, qui parle d’« Agent Experience ». Si vous en êtes encore à vous demander comment automatiser vos tâches avec des agents IA, le niveau risque d’être un cran au-dessus. Ce n’est pas un défaut, il faut juste le savoir.
Et le programme 2026 détaillé ? Pas encore publié. Au 10 octobre, l’onglet « Program » de la billetterie GenerationAI n’affiche qu’une session : l’intervention de Jérémy Perret (Coexiscience), un retour d’expérience sur l’IA dans un commun de la connaissance, le mardi 1er décembre de 12 h 30 à 12 h 45. Le reste viendra au fil des semaines, l’appel à intervenants étant encore ouvert sur le site.
Pour vous faire une idée du ton, les enregistrements de 2025 sont en ligne sur la chaîne d’apidays. Celui-ci portait sur un sujet qui intéresse tous ceux qui publient : être cité par les moteurs de réponse IA plutôt que seulement par Google.
Attention au piège. La galerie « Featured Speakers » de la page Paris est alimentée par le programme d’apidays Paris 2025 : les visages qu’elle montre ne sont pas forcément ceux de 2026. Pour savoir qui parlera vraiment cette année, il faut ouvrir l’onglet « Speakers » de la billetterie GenerationAI. Au 10 octobre 2026, six noms y figurent.
Neil Zeghidour, d’abord, aujourd’hui CEO de Gradium. Sa biographie rappelle qu’il a fondé le laboratoire Kyutai à Paris, travaillé chez Google DeepMind et qu’il enseigne au master MVA de l’ENS. Son terrain : l’audio, de la compréhension à la synthèse. Pour quiconque utilise un générateur de voix IA, c’est l’intervenant à surveiller.
Julie Hunter, responsable de recherche en traitement du langage chez Linagora, coordonne techniquement OpenLLM France, un projet financé par Bpifrance qui vise des modèles de langue ouverts et transparents, avec un accent sur le français. Thibaut Giraud, philosophe et vidéaste connu pour sa chaîne Monsieur Phi, apporte un regard moins technique. Axelle Arquié, économiste, intervient au titre d’un observatoire des métiers menacés et émergents, ce qui promet un angle emploi.
Complètent la liste Shaïman Thürler (Le Futurologue) et Jérémy Perret (Coexiscience). Six noms sur plus de 150 annoncés pour GenerationAI Paris : c’est peu, et c’est normal à près de deux mois de l’événement.
Pour mémoire, la page d’accueil cite des intervenants des éditions passées, dont Romain Huet (OpenAI), Loubna Ben Allal (Hugging Face) ou Jean-Baptiste Kempf (VLC). Rien ne dit qu’ils reviennent en 2026. Ne réservez pas pour eux.
Soyons francs : GenerationAI Paris n’est pas un festival d’images générées. La page officielle cite bien les « outils créatifs » parmi les secteurs que l’IA transforme, mais le cœur de cible reste l’ingénierie et l’entreprise. Vous n’y trouverez probablement pas d’atelier sur les prompts de Midjourney.
Alors pourquoi y aller quand on fait de l’image, du son ou de la vidéo ? Pour comprendre ce qu’il y a sous le capot des outils que vous payez chaque mois. Une session sur la synthèse audio, si Neil Zeghidour aborde ce sujet, vous en apprendra plus sur les limites d’une voix de synthèse que dix tutoriels. Idem pour les modèles ouverts : savoir ce qu’un modèle à poids ouverts permet (et ce qu’il ne permet pas) change votre façon de choisir un outil.
Il y a aussi la question des droits et de la conformité, qui finit toujours par rattraper les créatifs. Les entreprises qui mettent en production des agents IA doivent composer avec le règlement européen sur l’IA, et les discussions de couloir sur ce sujet valent souvent les sessions. Notre point sur ce que l’AI Act change pour une entreprise vous donnera les bases avant d’y aller.
Enfin, l’angle emploi. Avec une économiste au programme et un philosophe sur scène, la question « que devient mon métier ? » sera posée. Si elle vous inquiète, lisez d’abord notre analyse des secteurs que l’IA transforme et de ceux qui résistent : vous arriverez avec de meilleures questions.
Là, on est dans le cœur de cible. L’organisateur promet de faire parler « ceux qui sont derrière les plateformes » : les équipes qui créent les API de modèles de langage, l’outillage et les systèmes qui tiennent à grande échelle. Si vous codez déjà avec un assistant et que vous voulez passer à l’étape suivante, c’est le bon public.
Concrètement, trois sujets devraient dominer, au vu des thèmes affichés par GenerationAI et apidays. Les agents IA d’abord : comment brancher ces agents IA sur des API existantes, comment les sécuriser, comment éviter qu’ils fassent n’importe quoi en production. L’indépendance ensuite : faire tourner des modèles sur une infrastructure européenne ou locale, un sujet qui croise directement le duel Mistral AI contre OpenAI. La mise en production enfin, avec ses coûts, sa supervision et ses échecs.
Pour un utilisateur d’outils IA qui ne code pas, l’intérêt de GenerationAI Paris est plus indirect. Vous comprendrez pourquoi tel assistant hallucine, pourquoi tel autre coûte plus cher, et ce que les éditeurs préparent. Si vous voulez d’abord savoir où l’IA aide vraiment au quotidien d’un développeur, notre sélection des usages utiles de l’IA pour développeurs est un bon échauffement.
Un conseil pratique : venez avec un problème précis. Les conférences de ce format valent surtout par les conversations avec les intervenants après leur passage, et par les stands. Une question vague donne une réponse vague.

Parlons argent, puisque c’est souvent là que tout se décide. La billetterie de GenerationAI Paris affichait trois paliers au 10 octobre 2026. Le billet « Early Bird » à 599 € et le billet « Pre-Sale » à 799 € sont fermés. Reste le billet « Regular » à 999 €.
Côté apidays, le billet « Regular » est aussi à 999 € et un « Late Bird » à 1 199 € est déjà listé. La description du billet apidays mentionne les keynotes, les sessions, les ateliers, les petits-déjeuners et les déjeuners. Et, d’après la page d’apidays, ce billet ouvre aussi les événements partenaires, dont GenerationAI. À prix égal, il paraît donc plus large. Vérifiez quand même au moment de payer : les conditions peuvent bouger.
Deux points flous, à lever avant de sortir la carte. La page ne précise pas si les prix sont hors taxes ou toutes taxes comprises. Et une clause en astérisque indique que l’organisateur se réserve le droit de refuser l’inscription de personnes qui ne seraient ni intervenants, ni modérateurs, ni partenaires. La formule est large ; elle vise sans doute à filtrer la prospection commerciale, mais rien ne le dit. En cas de doute, écrivez à l’organisateur avant de réserver.
Notre avis : 999 € pour deux ou trois jours, c’est un budget d’entreprise, pas un achat d’impulsion pour un indépendant. Si votre employeur paie, posez-vous la question du retour concret (une décision d’architecture, un fournisseur à rencontrer). Si vous payez seul, attendez le programme détaillé.
Bonne nouvelle, le CNIT La Défense est l’un des lieux les mieux desservis d’Île-de-France. Selon la page d’accès de Paris La Défense, le quartier est relié par la ligne 1 du métro, le RER A, le RER E, le tram T2, des trains et de nombreux bus. Le CNIT La Défense donne directement sur le parvis, à deux pas de la gare.
En voiture, Paris La Défense annonce 23 000 places de stationnement sous la dalle, dont des places réservées aux personnes à mobilité réduite. Franchement, un 1er décembre en semaine, les transports en commun restent le choix raisonnable. Les personnes en fauteuil disposent de guichets abaissés et d’ascenseurs pour rejoindre la gare, le tram et le métro.
Quelques conseils de terrain. Le CNIT abrite aussi un centre commercial : prévoyez du temps pour trouver l’entrée de l’espace de conférence le premier matin. Venez tôt le jour 1, les files d’accréditation sont toujours plus longues à l’ouverture. Et si vous venez de province pour GenerationAI Paris, réservez votre hébergement tôt : quatre événements le même jour au même endroit, cela fait du monde.
Pour un développeur, un responsable produit ou une équipe qui déploie déjà des agents IA en interne : oui, probablement. Le format de cette conférence IA générative, l’orientation vers la production et la proximité avec apidays en font un bon endroit pour confronter vos choix techniques à ceux des autres.
Pour un créatif ou un utilisateur occasionnel d’outils IA, la réponse est plus nuancée. Le prix est élevé, le programme pas encore connu, et le public plutôt technique. Attendez la publication des sessions. Si deux ou trois touchent à l’audio, aux modèles ouverts ou à vos droits d’auteur, le déplacement peut se justifier.
Notez aussi que la semaine de GenerationAI Paris sera chargée. Adopt AI se tient au Grand Palais quasiment aux mêmes dates ; nous lui consacrons un article à part. Deux grands rendez-vous de l’IA à Paris en quelques jours, cela oblige à choisir, et c’est plutôt une bonne nouvelle.
Du 1er au 3 décembre 2026 selon le site officiel, au CNIT Forest, 2 place de la Défense à Puteaux. La billetterie propre à GenerationAI affiche le 1er et le 2 décembre : vérifiez le programme définitif si vous ne venez qu’un jour.
Au 10 octobre 2026, le billet « Regular » de GenerationAI coûte 999 €. Les paliers à 599 € et 799 € sont fermés. La page ne précise pas s’il s’agit de prix hors taxes ou toutes taxes comprises.
Six noms sont confirmés par la billetterie au 10 octobre 2026, dont Neil Zeghidour (Gradium), Julie Hunter (Linagora) et Thibaut Giraud (Monsieur Phi). Les visages de la galerie de la page Paris viennent du programme 2025.
Pas vraiment. Le public visé est technique : développeurs, responsables produit, fondateurs, CTO. Un débutant curieux y trouvera des idées, mais rentabilisera mal un billet à 999 €.
© 2026 IAFocus - Tout sur l'Intelligence Artificielle en Français.
© 2026 IAFocus - Tout sur l'Intelligence Artificielle en Français.